LA FIBRILLATION ATRIALE, FOCUS SUR LE TROUBLE DU RYTHME CARDIAQUE LE PLUS FREQUENT ET LE PLUS MECONNU

22/03/2021

La fibrillation atriale (ou FA) est un trouble du rythme cardiaque qui accélère le cœur et le fait battre de manière irrégulière. Son apparition peut être favorisée par le vieillissement et la présence d'une pathologie cardiaque, d'une obésité, d'un syndrome d'apnée du sommeil obstructive.... Ce problème d’arythmie peut provoquer des symptômes comme des palpitations cardiaques, de la fatigue ou de l’essoufflement. Elle concerne 1 % de la population générale, mais surtout la population âgée (plus de 10 % des plus de 80 ans).

La fibrillation atriale apparait lorsque les cavités supérieures du cœur, aussi appelées oreillettes ou atriums, se contractent de façon désynchronisée et frémissent (on dit aussi qu'elles présentent des fibrillations). Cela signifie qu’elles battent très rapidement et à un rythme irrégulier.

Cette activité électrique anarchique et rapide du muscle des oreillettes, lorsqu’elle est trop fréquente, peut entrainer :

  • Des contractions des oreillettes très rapides et saccadées, au point que cette partie du cœur semble immobile ;
  • Une stagnation du sang dans les oreillettes qui se contractent mal, en particulier dans l’oreillette gauche, lieu de formation de caillots de sang. Ces caillots peuvent être propulsés dans une artère et entraîner un accident vasculaire cérébral (AVC), si un tel caillot se déplace jusqu’à une artère du cerveau.
  • Une accélération de la contraction des ventricules, situés sous les oreillettes. Les ventricules se mettent aussi à battre vite et irrégulièrement. Ils sont moins efficaces et le débit cardiaque baisse, pouvant être responsable d'une insuffisance cardiaque.

Ainsi, comme le sang n’est pas pompé efficacement dans le reste de l’organisme, une sensation de faiblesse ou de la fatigue ou encore des sensations cardiaques inconfortables comme des palpitations (accélération du rythme du cœur) peuvent apparaitre.

A titre de comparaison, en temps normal, oreillettes et ventricules cardiaques se contractent sous l’effet d’une impulsion électrique, au rythme régulier de 60 à 100 battements par minute (au repos). La FA peut provoquer plus de 150 battements de cœur par minute (on parle de tachyarythmie).

Il n’existe pas un mais plusieurs types de FA. Cette dernière peut survenir par épisodes, qui durent parfois plusieurs jours, entre lesquels le rythme du cœur est régulier. On dit alors qu’elle est paroxystique (occasionnelle) ou persistante. La FA peut également être permanente (l’irrégularité des contractions cardiaques est alors constante).

Si la FA est un trouble généralement bénin, elle peut néanmoins avoir de sérieuses conséquences, la plus redoutée étant l’accident vasculaire cérébral (AVC). 20 à 30 % des AVC (accidents vasculaires cérébraux) sont liés à la fibrillation atriale.

Pourquoi a-t-on une fibrillation atriale ?

Chez certaines personnes la fibrillation atriale peut se manifester sans aucune raison apparente. Le risque de développer une FA augmente chez ceux atteints d’autres pathologies comme par exemple les maladies cardiaques (hypertension artérielle, insuffisance cardiaque, maladies coronariennes…), la bronchopneumopathie chronique obstructive, l’obésité, le diabète, l’hyperthyroïdie ou encore une maladie rénale chronique.

Certains facteurs de risques comportementaux (et donc évitables) peuvent accroître le risque de FA, c’est le cas du tabagisme, de la consommation excessive d’alcool, d’une prise de drogues, d’une intervention chirurgicale ou d’une activité physique intensive en excès.

Comment diagnostiquer une FA ?

Seul le médecin peut déterminer si une personne est touchée par la fibrillation atriale et le stade d’évolution.

L’électrocardiogramme (ECG) est l’examen qui permet de confirmer le diagnostic. Le patient est généralement allongé. Des électrodes sont fixées à son thorax et vont enregistrer pendant quelques instants l’activité électrique de son cœur. Un tracé apparait instantanément afin d’interpréter les résultats.

Des analyses de sang permettront de rechercher d’éventuelles maladies associées (diabète, insuffisance rénale, dysfonctionnement de la thyroïde…) et une échographie afin d’évaluer plus précisément l’état du cœur et son fonctionnement.

Sources :

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/fibrillation-auriculaire/definition-facteurs-favorisants

https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2014-05/guide_pds_fibrillation_atriale_vf.pdf

Date de dernière mise à jour : 22/03/2021

< retour aux articles