FIBRILLATION ATRIALE, QUELS RISQUES EN CAS DE NON-PERSISTANCE DU TRAITEMENT ?

22/03/2021

Trouble du rythme cardiaque le plus fréquent, la fibrillation atriale est souvent méconnue et ses risques en cas de non-traitement ou de non-persistance également… ou presque ! De fait, rarement annoncée sous son nom, la fibrillation atriale est souvent résumée à son principal risque : l’accident vasculaire cérébral (AVC). Pourtant, il n’est pas le seul risque associé à cette maladie, même s’il est le plus important.

Des niveaux de risque différents

Le premier, un niveau de risque lié à la maladie elle-même. La fibrillation atriale entraine des palpitations (sensation du cœur battant vite) mais également de la fatigue, des essoufflements ou encore des étourdissements… et limite les capacités physiques des personnes touchées.

De plus, dans le cas de la fibrillation atriale, les ventricules battent également vite et irrégulièrement. Dans ce cas, on parle de tachyarythmie. Les ventricules sont moins efficaces et le débit cardiaque baisse pouvant entrainer une insuffisance cardiaque.

L’adhésion et la persistance aux traitements destinés à mieux contrôler la fréquence cardiaque, la ralentir, la maintenir à un niveau acceptable au repos, autrement dit à la normaliser, sont donc essentiels pour limiter l’impact sur la vie au quotidien et limiter les risques d’insuffisance cardiaque.

Un autre niveau de risque : celui d’accident vasculaire cérébral.

Avec les troubles du rythme liés à la fibrillation atriale, le sang peut être amené à stagner dans les oreillettes qui se contractent mal, tout spécialement dans l’oreillette gauche, lieu de formation de caillots sanguins.

Une fois formés, ces caillots sanguins peuvent migrer dans la circulation sanguine et provoquer des blocages à différents niveaux.

Si le caillot arrive dans une artère cérébrale, il peut la bloquer privant ainsi la partie du cerveau irriguée par l’artère de sang, donc d’oxygène, et être à l’origine d’un accident vasculaire cérébral (AVC). La gravité de l'accident vasculaire cérébral dépend de la localisation et de l'étendue des zones cérébrales touchées. Selon les cas, il peut y avoir une récupération totale après l’AVC, un handicap modéré ou la persistance d’une perte d’autonomie plus ou moins importante.

D’une façon générale, la fibrillation atriale multiplie le risque d’AVC par 5. La persistance des traitements visant à limiter ces risques est donc particulièrement importante pour limiter les AVC.

Sources :

https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/themes/fibrillation-auriculaire/symptomes-diagnostic-evolution

https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/themes/fibrillation-auriculaire/definition-facteurs-favorisants

Date de dernière mise à jour : 22/03/2021

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